Fantôme d'un soir
Assis de l’autre coté du miroir, je te regarde,
Sous la faible lueur de la lune, tes courbes gambadent,
J’observe ton corps dénudé avec une intense obsession,
Laissant libre cours à toute mon imagination.

La tentation d’assouvir tes pulsions, et mes désirs,
L’envie de ne pouvoir résister, de se laisser aller,
Je convoite de te faire l’amour, jusqu’au dernier soupir,
Sans se soucier de tout ce qui pourrait nous arriver.

L’idée que le lendemain peut être si lointain,
Une longue nuit de plaisir interdit nous attend enfin,
J’écarte le voile de la vie qui sépare nos âmes mutuelles,
Afin de passé une nuit d’expérience surnaturelle.

Et lorsqu’au matin, le premier rayon atteindra mon corps,
Ma chaire d’un soir se désintégrera comme illusion,
Te laissant comme seul souvenir de cette nuit de passion,
Mon dernier souffle à ton oreille, te disant : je t’aime encore.

- Phil, 2003
Les textes, poèmes et photographies sont protégés par la loi sur les droits d'auteurs. Philippe Péloquin © 1997-2008
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